202 LE PANGERMANISME EN AUTRICHE Sud existait une sympathie beaucoup plus grande (effet de causes très nombreuses et trop longues 'a développer ici) qu’entre Allemands du Sud et Prussiens ou entre Prussiens et Allemands d’Autriche. Ensuite, les Allemands d’Allemagne qui raisonnaient froidement, se disaient aussi que leurs frères d’Autriche étant presque tous catholiques, les annexer éventuellement, ce serait augmenter, dans des proportions formidables, l’élément catholique, déjà fort important en Allemagne, ce serait y constituer une masse catholique puissante, un jour, peut-être, dangereuse. Toutes ces perspectives, le Gouvernement allemand, prussien avant d’être allemand, et protestant par essence, ne pouvait les considérer que d’un mauvais œil. Par conséquent, puisqu’il était difficile, sinon impossible, de dissiper immédiatement la première crainte du Gouvernement allemand et de faire naître, du jour au lendemain, des sympathies là où elles n’existaient pas, il fallait, tout au moins, tenter d’écarter la seconde. Et comment l’écarter plus complètement qu'en amenant peu à peu, par une propagande habile, les Allemands d’Autriche à abandonner ce calholicisme qui les rend suspects à la Prusse, pour se convertir au protestantisme qu’elle protège? Ainsi, 011 aura trouvé aussi le moyen de créer à la longue entre Allemands d’Autriche et Prussiens, des liens de sympathie basés sur la communauté de religion, et de faire tomber, un jour, la première prévention du Gou-