190 LE PANGERMANISME EN AUTRICHE Radicale » (Radicaux-Allemands). Quant à la vieille étiquette de National-Allemand, il n’y a plus que 1 député sur 425 qui ait tenu à la conserver. Le parti Schœnerer recrute alors ses adhérents surtout parmi les Allemands de Bohême et de Moravie, que les luttes nationales, plus âpres encore qu’ailleurs dans ces deux provinces, prédisposent souvent à donner leurs voix au candidat le plus ouvertement national-allemand. Il faut, néanmoins, reconnaître, qu’à côté de la Styrie, où le parti pangermaniste se maintient en assez bonne situation, le mouvement a aussi commencé à entamer, très légèrement il est vrai, les régions des Alpes, où les paysans s’étaient, jusqu’alors, montrés à peu près complètement réfractaires à l’agitation nationale-allemande. A ce moment, en somme, c’est-à-dire à la fin de 1898, nous ne croyons pas pouvoir mieux résumer l’attitude respective des partis allemands qu’en nous servant, en leur donnant un sens plus large, de certaines qualifications données par M. II ugo Schuchardt, correspondant étranger de l’institut de France'. Et alors nous pouvons dire qu’à la fin de 1898 nous nous trouvons en présence de la « Deutsche Fortschrittspartei », qui a définitivement adopté la formule « Nur OEsterreicher » (seulement Autrichiens), delà « Deutsche Volkspartei », avec la devise « Auch Deutsche» (aussi Allemands), 1. Hugo Schuchardt, Lettre à M***. Tchèques et Allemands, Paris. 1898, p. 18.