276 LE PANGERMANISME EN AUTRICHE dans toute l'étendue de son empire, nous croyons que personne plus que lui ne pouvait constituer un trait d’union entre toutes ces nationalités diverses et belliqueuses, qui forment sa monarchie. Il faut également reconnaître que, quoi qu'on ait pu dire, son successeur éventuel, l’archiduc François-Fer-dinand (à tort ou à raison, peu importe), est loin d’atteindre au même degré de popularité, que beaucoup de ses futurs sujets, et cela dans tous les partis et parmi toutes les nationalités, ne l’aiment guère et n’en disent que peu de bien. Mais il y a une conviction aussi qu’il nous faut exprimer ici, parce que, à notre avis, elle découle de la compréhension véritable de la situation eu Autriche-Hongrie, compréhension indispensable à tous ceux qui ne veulent pas se perdre dans le problème austro-hongrois. Cette conviction qui est la nôtre, c’est que, le jour où l’archiduc François-Ferdinand sera devenu l’empereur, le jour où, couronné à Vienne et à Budapest, il aura assumé la lourde charge de chef suprême de cet assemblage bariolé de peuples qui ne se comprennent pas, tous, en saluant l’ompereur-roi, oublieront les griefs légitimes ou imaginaires qu’ils avaient contre l’archiduc-héritier, et qu’ici encore, comme bien souvent en Europe et presque toujours en Autriche, la fonction couvrira celui qui l'exerce et l’illuminera de son auréole. Nous ne pouvons, en etfet, que difficilement, nous autres Français, fron-