— 229 — ques et les Allemands. La solution du problème autrichien est entrée par là dans une phase toute nouvelle. En résumé, l’Autriche moderne apparait donc commeun mélange du fédéralisme timide et du centralisme dynastique et absolutiste. Gela s’est produit sous l’influence des traditior.8 historiques qui sont restées très fortes dans les diverses parties de la monarchie, principalement sous l’influence de traditions féodales, des restes de l’ancien régime, qui ne put être détruit ni par le centralisme absolutiste, ni plus tard par le centralisme constitutionnel. Dans l’Etat autrichien actuel, plein de contradictions et d’équivoques, on peut aujourd’hui reconnaître cette incohérence naturelle et cette divergeuce intérieure qui est la conséquence nécessaire des efforts faits par la dynastie pour donner à l'Autriche une unité artificielle et irréalisable. Aussi l’Autriche moderne n’est-elle que l’œuvre très imparfaite de la dynastie des Habsbourgs et de son absolutisme séculaire, pratiqué en dépit de la résigtance des peuples, et même encore à l’époque, où les essais constitutionnels en Autriche faisaient entrevoir la possibilité d’un Etat franchement fédéral. L’Autriche n’est pas et ne peut pas être un véritable Etat centraliste et uniforme. Il n’y existe pas de conditions pour un Etat centralisé. Les pays qui formaient l’empire des Habsbourgs étaient depuis le commencement trop différents, les causes qui les ont unies n’étaient que superficielles et temporaires, leurs traditions historiques très souvent inconciliables. Et dans les temps modernes, tout s’est coalisé contre la dynastie pour pro-