— 105 — ger leurs maux, l’état de ces malheureux est vraiment lamentable. Le 14 courant, Grigor Kostadinofï, Alex. Ivanofï, Nicolas Vassilefï et Ivan Mouchkaroiï, du village de Smoïmirovo, district de Malechevo, tombèrent dans un guet-apens serbe. Les trois premiers réussirent à s’enfuir et se trouvent actuellement dans notre ville, tandis qu’I van Mouchkarofl, blessé, fut fait prisonnier par les Serbes. On ne sait rien du sort qui lui fut réservé. La femme et l’enfant, de Grigor Konstantinofï ont été arrêtés et maltraités; actuellement encore, ils sont détenus dans la prison de Berovo. Le 16 courant, Gavril Ivanoff, Georges Mitofï et Nicolas Langofï revinrent au village, arrivant d’Istip, où ils avaient été licenciés. Le jour même de leur arrivée, les autorités les sommèrent de payer 120 dinars chacun, et leur enjoignirent d’avoir à se tenir prêts pour un nouvel enrôlement. Sans en demander davantage, ces hommes abandonnèrent aussitôt leur village pour venir ici. Le 13 novembre, des familles de FAncienne-Serbie, notamment de Ivragoujevetz, furent installées à Berovo avec toute latitude d'incommoder à leur guise la population bulgare. Mêmes procédés à Tzarevo-Sélo, Pehtchevo, etc. » On lit dans le numéro du 6 février 1915 du journal Volonté sous le titre: «Nouvelles atrocités serbes eu Macédoine » : « Le 19 janvier des bandes serbes arrivèrent dans le village de Néjilovo (Kratovo) et se saisirent du vieux Kresto Velkofï âgé de 80 ans, de sa femme Raina et de sa fille Gurghéna, qu’ils battirent tous impitoyablement, après quoi ils abattirent un mouton pour faire ripaille (naturellement sans payer un centime). Il jetèrent à terre ce qu’ils ne purent manger et le piétinèrent. Dans le même village, furent battus par les gendarmes et les comitadjis serbes, les Bulgares : Hristo Alexofï, Stephan Alexofï, Petre Alexofï (quinze ans) et la femme Kotzana Janeva — précisons — furent violées : Persa Antova et Magda Petrova, la première par le gendarme Efrem et la seconde par le gendarme Savo.