— 367 — Un tel état de choses ne saurait se prolonger. Même les hommes les moins éclairés parmi vous devront s’apercevoir que l’Autriche trahit votre race; que la nationalité d’un peuple ne consiste pas seulement à pouvoir parler sa langue maternelle, mais encore à posséder la complète indépendance vers laquelle, nous, Italiens, nous aspirons et qui seule vous donnera satisfaction. Et puisque vous, Slaves, vous désirez vous entendre avec les Magyars, et vous séparer de l’Autriche, nous vous tendons une main fraternelle. Serrez-là ; et, à la place d’une Autriche traîtresse vous aurez maintenant quinze millions d’italiens, alliés, amis et frères ; et plus tard, toute l’Italie. Donc, unissons-nous ; et ne recherchez pas la protection des Allemands et des Russes. Unissez-vous à nous. Nos forces unies suffiront à constituer notre nationalité. Le Bureau provisoire: Lorenzo Valerio, président. — Leone, professeur, vice-président. — Giorgio Pallavicini, vice-président. — Paolo Belgiojoso, secrétaire. (Publié dans le n° 26, du Journal L’italia nuova. Venise, 19 Mars 1849 — Ribliothèque de Saint-Marc. — 763 journaux, n° 1848-49-55962, page 102-103.)