IMAGES VÉNITIENNES et pittoresque n’a pas dédaigné, un jour, la guitare au dos et la plume à la toque, de passer les monts et de s’arrêter, un instant, dans ces beaux jardins français où, au murmure de nos fontaines, sous les ombrages de nos bosquets, elle a posé devant notre grand Watteau dont elle charma les yeux tristes et divertit l’âme galante et mélancolique... Ce sont ces personnages de la Comédie Italienne que vous célébrez, cher ami, dans les délicats sonnets de votre Commedia. Il n’est pas une des seize pièces dont elle se compose qui ne contienne quelque trait heureux ou quelque image séduisante. Seize fois, avec un art spirituel et solide, vous avez assemblé les quatorze vers qui constituent le cadre de ce genre de petit poëme, à la fois si précis et si souple, et chaque fois, vous y avez réussi un tableau original. Vous en avez peint les sujets avec les plus fines couleurs, et chacune de vos figurines demeure en l’esprit avec l’attitude que vous lui avez donnée ! — et qui lui reste. Je suis sûr que votre hommage sera agréable à leurs Ombres légères. Vous avez levé la toile sur elles et, quand le jeu a été fini, j’ai vu, avec regret, — GG —