l’illustration du psautier 251 et la question, on ne l’ignore pas, est loin d'ètre résolue. Et enfin, en acceptant même comme démontré tout ce que Strzygowski nous propose, pourquoi ces types, d’origine syrienne, ne seraient-ils point entrés dans le Psautier serbe par l’intermédiaire de Byzance ? Il est indéniable que l’art byzantin s’est fort occupé de l’illustration du Psautier; et c’est même, pour le dire en passant, chose assez surprenante qu’il ait, durant tant d’années qu’il travaille sur ce texte, entièrement négligé le prétendu prototype syrien que représente le Psautier de Munich, pour s’en tenir à la rédaction plus récente que représentent tous les autres manuscrits connus. Mais en tout cas, si l’on examine ces manuscrits, il semble bien que, de l’un à l’autre, on constate une évolution 1 dans le choix et la conception des motifs et une indépendance souvent très nette des différentes rédactions. Gela étant, qui atteste un long et important travail, avons-nous le droit, de ce qu’une formule iconographique nouvelle se rencontre, de lui attribuer sans plus une origine syrienne ? Avons-nous le droit sur- 1. Millet, l’Art byzantin, dans X. Michel, Hist. de l’art, 1, 227.