SAINTE-MARIE-ANTIQUE 295 l’autre à la glorification du Christ, les peintures du presbyterium se déroulent de façon significative. Les scènes évangéliques des deux côtés aboutissent à la croix glorieuse. Les apôtres, les docteurs, les papes semblent soutenir les fondements de l’édifice mystique qui s’achève aux séraphins planant autour de la tête du Christ *. » M. de Grüneisen attribue au même temps les peintures des chapelles latérales. « Celle de gauche est celle du jeune saint Cyr, l’intercesseur que l’on venait prier pour la purification des âmes : dans celle de droite, les fidèles trouvaient les protecteurs populaires, les Anargyres en particulier, et tous les saints spécialement invoqués pour le soulagement des maux du corps et la protection dans les besoins temporels 2. » L’hypothèse est acceptable en ce qui touche une partie des figures de saints représentés dans la chapelle de droite, en particulier pour la belle image de saint Pantéléimon ; elle est plus discutable pour les fresques de la chapelle de gauche, qui furent tout au moins retouchées — sinon exécutées entièrement —• au temps du pape Zacharie. Quant aux 1. P. 381. 2. Ibid.