MARIE-THIÎRÈSE. 341 Kaunitz. rallhtncc francnhe, la guerre «le Sept ans. (1930-1363). La guerre de la succession d’Autriche avait apporté au sys ème général de l’Europe de profondes modifications ; la Prusse s’était révélée comme l’adversaire avide et impitoyable de la maison de Habsbourg-Lorraine; l’acquisition de la Silésie donnait à Frédéric II une forte position sur la frontière même do la Bohême. La Russie avait commencé à intervenir dans les affaires de l’Europe, et son alliance pesait désormais d’un grand poids dans les luttes qui ne manqueraient pas d’éclater entre Vienne et Berlin. Depuis 1746, il existait entre l’Autriche et la Bussie un traité d’alliance défensive par lequel les deux puissances se promettaient mutuellement une armée de soixante mille hommes pour le cas où Frédéric II attaquerait la Pologne, TAutriche ou la Russie. Mais l’Autriche n’était pas sûre de garder ses possessions d’Espagne ou d’Italie tant qu’elle aurait la France pour ennemie. En 1753, Marie-Thérèse appela aux affaires un homme éminent, le comte de Kounic, connu sous le nom de Kaunitz, qui réussit à éteindre l’antique rivalité des maisons de Bourbon et de Habsbourg et à amener un rapprochement définitif entre les deux cours de Vienne et de Versailles. Kaunitz, originaire d’une vieille famille de Bohême, était né à Vienne en 1711 II avait été destiné d’abord à l’état ecclésiastique ; la mort de son frère aîné l’avait rejeté dans le monde. Il avait fréquenté les Universités de Vienne, de Leipzig et deLeyde, voyagé en Hollande, en Anglet<>rrej en France, en Italie. Il avait épousé une Stahrenberg, descendante du chef qui avait défendu Vienne, et était entré jeune encore (1737) au service de l’État. Il fit sous Charles VI partie du conseil de l'empire: Marie-Thérèse, à son avènement, lui confia diverses missions diplomatiques, d’abord en Italie, plus tard à Bruxelles, enfin en Angleterre; il y révéla de rares qualilés. Il représenta l’Autriche à Aix-la-Chapelle; enfin de 1751 à 1753, il fut