LA PRISE DE CONSTANTINOPLE 209 en éprouvaient; les princes ¿[’Occident ne pensaient qu’à partager l’empire. Vainement Jean V en 136g, Manuel II en 1402, Jean VIII en i43q vinrent en Italie, en France, en Angleterre, mendier des secours : ils n’obtinrent qu’un accueil courtois et de belles promesses. Et quand Mahomet II se résolut à en finir avec l’empire grec, Byzance, épuisée, abandonnée, n’avait plus qu’à bien mourir. La prise de Constantinople par les Turcs. — C’est ce qu’elle fit. Dès son avènement, Mahomet II avait manifesté ses intentions, en construisant sur le Bosphore la forteresse de Rou-mili-Hissar, qui coupait les communications de Constantinople avec la mer Noire, en envoyant, d’autre part, une expédition en Morée (1452), pour empêcher les despotes grecs de Mistra de secourir la capitale. Bientôt, le sultan vint attaquer la ville (5 avril i453). A la formidable armée turque, qui comprenait près de 160,000 hommes, l’empereur Constantin Dra-gasès pouvait opposer 9.000 soldats à peine, dont la moitié au moins étaient des étrangers ; les Grecs, par hostilité à l’union rétablie par leur souverain, firent, en général, assez mal leur devoir. Pourtant, malgré la puissance de HIST. BMP. BYZ. 14