LA. POLITIQUE EXTÉRIEURE Io3 des ambitions bulgares. Quand Syméon mourut (927), la décadence était déjà commencée. Elle se précipita sous le long règne de son fils Pierre (927-968). Pendant ces quarante années, déplus en plus la Bulgarie devint un satellite de l’empire; et pendant que Byzance se fortifiait, son ancienne rivale s’affaiblissait de jour en jour davantage. En face du pouvoir royal fléchissant, la féodalité relevait la tête; l’unité religieuse était compromise par l’hérésie des Bogomiles; la nationalité bulgare se désagrégeait. L’heure de la revanche approchait pour les Byzantins: %! Elle sonna en 967. Nicéphore Phocas refusa le tribut que l’empire payait toujours aux Bulgares et, avec l’aide des Busses de Sviatoslav, grand-prince de Kief, il attaqua la Bulgarie. Mais Sviatoslav trouva le pays conquis à son goût ; il s’y installa et refusa d’en sortir (968). La mort du tsar Pierre, l’assassinat de Nicéphore (969), aggravèrent les difficultés delà situation. Quand Jean Tzimiscès monta snr le trône, l’invasion russe menaçait l’empire même; Sviatoslav passait les Balkans, saccageait Phi-lippopoli (970), semait la panique jusque dans la capitale. Heureusement, les Busses furent battus à Arcadiopolis, l’actuel Lulé-Bourgas (970),